À la découverte de la traite en alpage avec la famille FRAISSARD : des premières questions au lait tout juste trait.
Le hasard du calendrier fait plutôt bien les choses : 2026 a été proclamée par les Nations Unies « Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux ». Une résonance toute particulière pour cette nouvelle rencontre proposée par le CCAS aux jeunes de Montvalezan : partir en alpage, à la rencontre d’une famille d’éleveurs de la commune, pour découvrir très concrètement son quotidien et assister à la traite du soir.
Après une première matinée consacrée à la fauche traditionnelle avec Daniel MAITRE, place donc à un nouveau temps de rencontre et de transmission entre générations, cette fois aux côtés de Henri FRAISSARD, 70 ans, Josy FRAISSARD, 65 ans, et de leur famille.
Toujours la même envie derrière ces rencontres : mieux connaître hier et comprendre ce qui fait notre territoire aujourd’hui, pour mieux construire demain, en permettant aux jeunes d’échanger directement avec celles et ceux qui possèdent l’expérience, les connaissances et les savoir-faire.
Un très grand merci à Henri et Josy FRAISSARD, à leurs fils Sylvian et Jérôme, ainsi qu’à Estelle, pour leur accueil, le temps consacré aux enfants et toutes les explications apportées au fil de cette soirée. Sans oublier Lily et Charly, les petits-enfants d’Henri et Josy, qui auront eux aussi partagé ce moment avec les jeunes Montvalezanais.
Ils étaient sept à avoir répondu présents : Thelma, Nathan, Maël et Léonard, 8 ans ; Cassandre et Clémentine, 12 ans ; et Mila, 13 ans.
Mardi 18 août, le rendez-vous leur avait été donné à 15 h au Plan de l’Arc, où les attendaient Christine, du Service à la Population, et Magali MICHON, Vice-Présidente du CCAS.
Le petit groupe prend le chemin à pied en direction du pied du télésiège du Fort. Et puisqu’il reste encore un peu de temps avant la traite, la montagne offre elle-même une première occupation qui n’était pas vraiment inscrite au programme : les myrtilles sont belles, nombreuses… et particulièrement tentantes !
Quelques-unes sont picorées directement sur place, d’autres soigneusement ramassées, avant de faire une pause autour du goûter prévu par le CCAS.
Puis direction la Maison des Bergers, chalet d’alpage occupé durant l’été par Henri et Josy FRAISSARD et leur famille.
Lorsque les enfants arrivent vers 17 h 30, les vaches sont là et la traite approche.
Mais avant même que les présentations soient complètement terminées, les premières questions arrivent.
Combien y a-t-il de vaches ?
37, leur répond-on.
Et à quelle heure faut-il les traire ?
« À 18 h. Tous les jours. Et le matin à 6 heures. »
Combien de temps faut-il ?
« Une heure à peu près. »
Le décor est posé : ici, le rythme de la journée est d’abord celui des animaux.
Et les enfants ne tardent pas à repérer un membre un peu particulier du troupeau.
« Est-ce qu’il y a des taureaux ? »
Oui. Il y en a un.
Son véritable nom échappe momentanément à Sylvian :
« Je l’appelle Tintin en général. »
Et manifestement, le surnom fonctionne :
« Bon, il répond à Tintin, il vient ! »
Et devant ce nouveau venu du troupeau, une question toute simple finit par faire sourire les adultes :
« Et le taureau, on le trait aussi ? »
La présence du taureau devient immédiatement l’occasion d’une première explication.
Henri rappelle qu’autrefois il y en avait dans tous les troupeaux, alors qu’aujourd’hui beaucoup d’élevages ont recours à l’insémination. La famille FRAISSARD, elle, a choisi de conserver un taureau avec ses vaches.
Mais pourquoi faut-il un taureau ?
Sylvian reprend l’explication à hauteur d’enfant :
« Pour que les vaches fassent du lait, il faut d’abord qu’elles fassent un veau. Sinon elles n’ont pas de lait. »
Deux possibilités alors : avoir un taureau dans le troupeau ou recourir à l’insémination artificielle.
Le terme laisse visiblement les plus jeunes perplexes.
« L’insémination, vous savez ce que c’est ? »
Pas vraiment…
Sylvian cherche alors des mots beaucoup plus simples pour leur faire comprendre le principe : c’est un peu comme « semer la graine », mais sans avoir besoin du taureau dans le troupeau.
Certaines femelles sont élevées pour devenir à leur tour des vaches du troupeau. Et avant qu’une jeune femelle ait son premier veau, il faut patienter : environ trois ans.
Un nouveau mot entre alors dans le vocabulaire de la soirée : la génisse.
Mais puisqu’il faut un taureau pour assurer la reproduction du troupeau, une autre question se pose : est-ce que l’on peut choisir n’importe lequel ?
Non, et Sylvian explique pourquoi en repartant d’abord de leur troupeau :
« On fait du lait pour le Beaufort ! »
Or, pour produire le lait destiné au Beaufort, deux races de vaches sont autorisées : la Tarine et l’Abondance. Chez les FRAISSARD, le troupeau est constitué d’Abondances.
Le taureau est lui aussi de race Abondance, puisque certaines des femelles qui naîtront seront conservées pour devenir les futures vaches laitières de l’exploitation. Et si possible, précise Sylvian, on recherchera également de bons gènes pour obtenir des vaches qui produiront bien du lait.
Les enfants apprennent au passage à reconnaître les deux races. Les Abondances sont marron et blanches, tandis que les Tarines sont plus uniformément marron, plus claires, avec notamment le contour des yeux noir.
Et pourquoi la famille a-t-elle choisi l’Abondance plutôt que la Tarine ?
Cette fois, Henri répond avec son expérience d’éleveur :
« Elles sont quand même plus calmes que les Tarines. »
Des Tarines, il en a connu lorsqu’il était jeune, à une époque où la traite imposait de se placer directement sous les animaux. Avec certaines, raconte-t-il, « il faut être solide », notamment lorsque les coups de pied partent.
Les Abondances peuvent évidemment elles aussi avoir leur caractère :
« T’en as une par là qui te donne un petit coup de pied », reconnaît Henri.
Mais pour lui, la différence reste nette :
« Elles sont beaucoup plus calmes. »
À peine cette première série de questions terminée qu’une autre découverte attend le groupe : un veau âgé d’un peu plus de dix jours.
Nathan s’interroge :
« Pourquoi est-ce qu’il est tout seul ? »
Sylvian explique que c’est actuellement le seul jeune veau présent ici. À la ferme, l’organisation est différente et une machine permet notamment d’identifier chaque animal et de lui distribuer automatiquement sa ration de lait.
Les fameuses boucles jaunes fixées aux oreilles intriguent elles aussi.
À quoi servent-elles ?
« C’est pour les identifier. »
Elles doivent être posées très rapidement après la naissance. L’une permet l’identification de l’animal et le dispositif permet également d’effectuer un prélèvement destiné au dépistage de certaines maladies. Chaque naissance doit ensuite être déclarée.
Une autre question permet aux enfants de prendre la mesure de l’animal qu’ils ont devant eux : combien pèse une vache ?
Et pour se représenter un tel poids, on reprend une unité de mesure déjà éprouvée lors de la matinée consacrée à la fauche : Thelma ! Quelques jours plus tôt, son poids avait déjà servi de comparaison avec celui de l’imposant barillon.
Cette fois, changement d’échelle :
« Combien il faut de Thelma pour faire une vache ? »
Les estimations commencent.
« Deux ! »
Beaucoup trop peu… Les enfants revoient leurs calculs à la hausse, jusqu’à découvrir le verdict : il faudrait une vingtaine de Thelma environ !
Thelma, elle, écarquille de grands yeux, quelque peu incrédule devant le résultat de cette drôle de multiplication. De quoi faire sourire tout le monde et surtout permettre aux enfants de se représenter beaucoup plus concrètement les 400 à 600 kilos environ que peut peser une vache.
Du barillon à la vache, Thelma sera décidément devenue notre unité de mesure de ces rencontres ! 😊
Les questions s’enchaînent.
Et puisqu’ils ont devant eux celui qui connaît probablement cette montagne depuis plus longtemps qu’eux tous réunis, une autre vient naturellement : comment Henri est-il devenu agriculteur ?
Henri raconte qu’à 4 ans, il montait déjà du Châtelard jusqu’ici à pied, à 4 heures du matin.
Mais derrière l’anecdote, il adresse surtout aux enfants un message très clair sur son métier :
« Pour faire agriculteur, il faut aimer. »
Et lorsqu’il est question du temps de travail, sa réponse est tout aussi directe :
« 35 heures, on ne sait pas ce que c’est. »
Ici, les dimanches et les jours fériés ne changent évidemment rien aux besoins des animaux.
Pendant ce temps, 18 heures approche.
Une question sur les cloches permet encore d’apprendre quelque chose : toutes les vaches n’en portent pas.
« Il y en a, elles sont un peu meneuses », explique Sylvian.
Les cloches sont ainsi notamment placées sur certaines vaches qui entraînent le troupeau.
Avant que la traite ne commence, Sylvian explique également aux jeunes comment les vaches se déplacent au fil de l’été.
Le troupeau ne reste pas au même endroit pendant toute la saison. Sa progression suit avant tout la pousse de l’herbe et les conditions météorologiques, en gagnant différents secteurs de l’alpage avant de redescendre peu à peu.
Cette année, la sécheresse complique la situation. L’herbe se fait plus rare et la redescente du troupeau a déjà commencé vers les secteurs situés plus bas. Certains éleveurs ont même déjà dû compléter l’alimentation de leurs bêtes avec du foin. Chez les FRAISSARD, ce n’est pas encore nécessaire au moment de la visite. Une dérogation a d’ailleurs été accordée cette année en raison des conditions particulièrement sèches.
Et cette alimentation se retrouve jusque dans le lait.
Sylvian explique qu’ici, lorsque l’herbe devient plus courte, les vaches donnent moins de lait, mais celui-ci est plus riche en matière grasse :
« Entre l’hiver et l’été, on voit déjà bien qu’il n’est pas pareil. »
« Elles en font moins, mais il est plus riche en matière grasse. »
Puis une nouvelle petite devinette est lancée aux enfants : combien de litres de lait peut donner une vache en une journée ?
Les propositions fusent.
5 litres ? 6 litres ? 15 litres ?
Henri donne finalement un ordre de grandeur : autour de 20 litres par jour lorsque les conditions sont bonnes.
Mais ce chiffre n’est évidemment pas constant. En ce moment, avec la sécheresse et une herbe devenue plus rare et plus courte dans l’alpage, les vaches produisent moins de lait.
La quantité évolue donc au fil de la saison, de l’alimentation et de chaque animal.
Et cette production connaît aussi une véritable période d’arrêt : Henri explique que deux mois environ avant le prochain vêlage, la vache n’est plus traite afin qu’elle puisse se reposer avant de faire son veau.
Mais cette fois, 18 heures est là.
Les premières vaches entrent dans l’installation de traite.
Et celle que les enfants découvrent devant eux n’est pas tout à fait une machine comme les autres.
« Il faut quand même savoir que la machine a été inventée par la famille. C’est une machine qui n’existe pas sur le marché. »
Henri confirme :
« C’est unique, cette machine. »
La plateforme accueille huit vaches à la fois. Avec un troupeau normalement constitué d’environ 40 vaches, cinq passages permettent ainsi de faire passer l’ensemble des animaux.
Devant les huit emplacements se trouve une mangeoire dans laquelle leur ration de granulés est distribuée. Sur le côté, un système de vis permet d’acheminer les granulés jusqu’aux différents bacs.
Une fois les huit vaches installées, autre particularité : ce ne sont pas les éleveurs qui doivent se mettre à leur hauteur, mais les vaches qui viennent à la leur !
Grâce à un système de vérins, la plateforme est surélevée, permettant ainsi à Henri, Sylvian ou Jérôme de travailler debout plutôt que de devoir rester accroupis sous les vaches.
Derrière cette innovation, il y a aussi l’expérience accumulée par Henri au fil des années. Autrefois, à force de se baisser, les genoux et le dos étaient particulièrement sollicités.
Et avant la généralisation des machines, il fallait encore traire à la main :
« On tirait à la main, on tirait 18-20. »
Les tendinites ? Henri connaît :
« Quand tu développes une tendinite, après, pour la faire passer, c’est compliqué. »
Une invention maison qui impressionne immédiatement les jeunes :
« C’est balèze ! », lâche l’un d’eux.
Les premières vaches sont maintenant en place et Sylvian peut montrer aux enfants comment se déroule réellement la traite.
Tout commence par la préparation et le nettoyage du pis. Puis viennent les quatre embouts de la trayeuse, positionnés sur chacun des trayons.
Et comment sait-on qu’une vache a fini de donner son lait ?
Sylvian explique :
« Tant qu’il y a du lait, ça trait et quand il n’y a plus de lait qui passe, ça décroche. »
Une fois la traite terminée, un produit est appliqué sur les trayons afin notamment de les protéger et de les hydrater.
Mais après le passage des huit premières vaches, Henri et Sylvian ont prévu de faire plus que simplement montrer.
Cette fois, place aux enfants.
Un à un, ceux qui le souhaitent peuvent essayer eux-mêmes : nettoyer le pis, placer les embouts de la trayeuse, puis découvrir un geste que les machines ont largement remplacé : traire une vache à la main.
Henri montre le geste, observe les premières tentatives et corrige les mouvements :
« Tu tires comme ça, tu presses… »
Puis viennent les encouragements :
« Vas-y, presse ! N’aie pas peur ! Voilà, comme ça. »
Petit à petit, les premiers jets apparaissent.
Et forcément, avec Henri, l’apprentissage ne pouvait pas rester totalement sérieux très longtemps.
Alors qu’un enfant se tient devant lui, Henri oriente soudain le trayon dans sa direction et lui envoie une petite giclée de lait !
« Ah non, pas sur moi ! »
Les rires éclatent, chez les enfants comme chez Henri.
Christine avait d’ailleurs anticipé une autre étape : goûter le lait tout juste trait. Des gobelets avaient été prévus pour l’occasion.
Les enfants peuvent donc recueillir directement un peu du lait qu’ils viennent de tirer et le porter aussitôt aux lèvres.
Difficile de faire plus frais !
Pendant que les jeunes dégustent, Henri partage à son tour un souvenir. Pour lui, le meilleur lait était encore celui que donnait une vache juste après avoir fait son veau :
« Le lait le meilleur, c’est celui de juste après… »
« Parce qu’il est bien plus épais et pur. »
Un souvenir qu’Henri transmet tout simplement aux enfants pendant qu’eux découvrent, pour certains pour la première fois, la saveur du lait encore tiède.
Et là, les avis sont partagés.
Mila goûte :
« C’était trop bon. »
Meilleur que celui de la maison ?
« Non, quand même pas ! »
Maël, lui, est moins convaincu :
« Moi j’ai bien aimé presque tout, sauf que je n’ai pas aimé le lait. »
Parce qu’il « n’était pas vraiment pareil » que celui qu’il boit habituellement.
Nathan, au contraire, place cette dégustation tout en haut de sa soirée :
« Quand j’ai goûté le lait de la vache. »
Pendant ce temps, le lait poursuit son propre chemin dans l’installation.
Sylvian désigne un équipement situé au-dessus d’eux :
« Regarde au-dessus de l’écran, là. Là-haut, t’as un refroidisseur de lait. »
Une étape particulièrement importante pour la traite du soir, qui doit être conservée jusqu’au lendemain matin. Le refroidissement rapide permet de limiter le développement des germes :
« Les germes vont avoir tendance à augmenter. C’est pour ça qu’il est refroidi rapidement. »
Le lendemain matin, une nouvelle traite a lieu dès 6 heures. Elle rejoint le lait de la veille avant que l’ensemble poursuive son voyage.
Car ici, le camion de la Coopérative ne vient pas chercher directement le lait au milieu de l’alpage.
« Henri l’emmène aux Eucherts. »
Chaque matin, la famille redescend donc son lait jusqu’aux Eucherts, où il est récupéré par le camion de collecte de la Coopérative de Bourg-Saint-Maurice. À son arrivée à Bourg-Saint-Maurice, la fabrication peut commencer dans la foulée.
La famille glisse d’ailleurs aux enfants qu’il leur resterait une autre découverte à faire : visiter la Coopérative et voir comment le lait devient réellement du Beaufort.
« C’est intéressant de voir toute la chaîne. »
De l’herbe broutée dans l’alpage jusqu’à la meule de Beaufort, les enfants peuvent ainsi reconstituer presque tout le voyage du lait.
La soirée touche alors peu à peu à sa fin.
Cassandre ne cherche pas longtemps ses mots :
« C’était trop bien. »
Ce qu’elle a préféré ?
« La traite. »
Et ce qu’elle a appris ?
« Plein de choses sur les vaches. »
Mila revient elle aussi sur cette expérience :
« Moi, j’ai adoré traire les vaches à la main. J’ai retenu que c’était plus compliqué, qu’il fallait tirer et appuyer en même temps. »
Maël a parfaitement mémorisé l’essentiel du geste :
« J’ai retenu qu’il fallait presser les mamelles pour prendre le lait. »
Nathan avait déjà quelques connaissances : en Bretagne, explique-t-il, un ami de sa maman pratique lui aussi la traite.
Clémentine répond simplement que la soirée lui a « beaucoup » plu.
Quelques minutes auparavant, une question avait toutefois intrigué les enfants : pourquoi la traite ne fait-elle pas mal aux vaches ?
Henri leur donne une explication très simple : la vache y est habituée ; lorsque son veau tète, le principe est comparable.
Puis vient le moment de remercier Henri, Josy et toute la famille pour leur accueil, leur disponibilité et le temps consacré à transmettre aux jeunes de Montvalezan une part de leur quotidien et de leur savoir-faire.
Vers 19 h 15, les « merci ! » fusent, les sacs retrouvent les épaules et le petit groupe reprend à pied le chemin du Plan de l’Arc.
Dans certains sacs, de petites bouteilles remplies de lait frais, emportées pour permettre aux parents, frères, sœurs ou proches de goûter à leur tour un peu de cette soirée en alpage.
Une jolie manière de prolonger la transmission jusque dans les familles.
Et tandis que les premiers pas de la descente éloignent peu à peu les enfants de la Maison des Bergers, les grands gestes de la main continuent encore quelques instants. Les jeunes se retournent pour saluer une dernière fois ; un peu plus haut, Henri leur répond de la même manière, heureux lui aussi de cette rencontre.
Car cette soirée lui aura également permis de faire connaissance avec les enfants et de savoir de quelles familles de Montvalezan ils sont issus. Un lien qu’il connaissait bien autrefois. Henri nous confie qu’avant sa retraite, lorsqu’il travaillait aux remontées mécaniques, il apprenait au fil des hivers à reconnaître les enfants de la commune au pied du télésiège des Eucherts. Depuis qu’il n’y travaille plus, ce contact avec les nouvelles générations s’est naturellement distendu.
Cette soirée aura donc aussi permis de renouer un peu ce fil.
Une autre façon de résumer tout simplement l’esprit de ces rencontres proposées par le CCAS : permettre aux générations de se rencontrer, de mieux se connaître et de transmettre, le temps de quelques heures, un peu de ce qui fait la vie et l’histoire de Montvalezan.
Mieux connaître son territoire, celles et ceux qui l’ont façonné et ceux qui continuent chaque jour à le faire vivre : c’est aussi cela, transmettre aujourd’hui pour mieux construire demain.

























